vendredi 26 février 2010
Réforme des lycées : exemple de ce qui ressort du travail des ateliers de réflexion des enseignants concernant l’accompagnement personnalisé à la rentrée dans un établissement mulhousien
Cet établissement compte 7 classes de seconde dont une avec l’option Abibac.
Suite à la proposition d’utilisation des 10H00 par classe de seconde lors de la présentation du tableau de répartition des moyens par discipline (groupes à effectifs réduits en langues, dédoublements des TP en Physique-Chimie et SVT) , il restait 20h00 par semaine pour l ’accompagnement personnalisé soit 3h00 pour 6 classes de seconde et 2h00 pour la dernière.
Des ateliers ont eu lieu et des propositions d’utilisation de ces 3h00 profs ont abouti à ce qui suit :
Annualisation des heures pour les élèves : 36 semaines * 2h00 = 72h00
Annualisation des heures pour les professeurs : 36 semaines * 3h00 = 108h00
La proposition est de travailler sur 27 semaines, en s’assurant que les élèves auront tout de même leurs 72h00 effectuées. Cela est possible car les sorties scolaires et des après-midis banalisés pourront être comptabilisées dans l’accompagnement personnalisé.
Pour les enseignants, cela permet d’affecter 4h00 professeurs par semaine pour 2h00 élève (soit 4*27=108h00). De ce fait, les groupes d’accompagnement personnalisé peuvent être à effectifs légers ou être encadrés par deux enseignants simultanément.
Concernant le contenu de l’accompagnement, conformément aux textes en vigueur à la rentrée, est proposé de répartir les 3h00 comme suit :
1h00 ou 45 minutes annuelles pour le professeur principal chargé de coordonner les ateliers ou séances dont le contenu précis n’est pas défini précisément (travail sur l’orientation, aide méthodologique : prise de note, travail personnel, étude dirigée, préparation des conseils de classe, suivi des dossiers d’orientation, évaluation des besoins des élèves concernant le renforcement disciplinaire, préparation des projets)
1H30 ou 1h00 annuelles pour le renforcement disciplinaire (travail de l’oral, mise à niveau des élèves suite à leur projet d’orientation, aide individualisée suivant besoins recensés par l’équipe pédagogique...)
30 minutes annuelles ou 1h00, pour les projets classes ou groupes (sorties scolaires, spectacles culturels) : ce dernier point pouvant faire l’objet d’après-midis banalisés (4h00 élèves) ou de regroupement des heures pour les sorties d’une journée (soit 7h00 pour les élèves)
L’objectif est donc multiple :
intégrer dans le temps de service des enseignants les tâches diverses effectuées d’habitude en heures supplémentaires (heures de vie de classe, sorties scolaires, préparation à l’oral). L’idée est aussi de dégager des temps de concertation pour les équipes pédagogiques.
Est envisagé un alignement des heures d’AP sur l’ensemble des classes de seconde afin de permettre de partir des besoins réels des élèves et ainsi de proposer une « carte » des ateliers dans lesquels les professeurs principaux inscrivent les élèves suivant les difficultés ou besoins de ceux-ci.
Le « menu » proposé devra être évolutif, certains besoins sont bien connus en début d’année, le développement de l’autonomie des élèves nécessite des ateliers pratiques concernant l’organisation du travail personnel, la prise de note en classe par exemple. Progressivement, c’est le renforcement disciplinaire qui pourra devenir nécessaire, besoins qui ne peuvent être évalués qu’après une période permettant de relever les difficultés des élèves.
Les projets pourront se décliner par classe ou par groupe interclasse (intérêt des élèves)
Cette offre nécessite une concertation qui engendre des besoins qui dépasseront certainement les 3h00 professeurs annualisées...
Des moyens supplémentaires sont donc nécessaires pour pouvoir offrir le meilleur des équipes pédagogiques : sans temps de concertation, les ateliers ou séquences pédagogiques risquent bien d’être bâclés et devenir de simples périodes de gardiennage !
D’autre part, la taille des groupes d’accompagnement personnalisé n’est pas défini par les textes. Parler d’accompagnement personnalisé à 35 élèves est une ineptie. Il faudrait donc obtenir des moyens supplémentaires afin de permettre la constitution de groupes à effectifs réduits concernant le renforcement disciplinaire par exemple. Ces moyens devraient être intégrés dans le temps de service des enseignants. Une heure (annualisée) de plus par classe de seconde permettraient de constituer de temps en temps et suivant les besoins, par exemple, 18 groupes de 12 élèves, pour 6 classes de seconde.